Instant nostalgique
Faut que j'écrive maintenant même si y'a mon pouce figé qui pique (à force de taper avec deux doigts toute la journée, mon pouce droit n'est pas content et ça se sent ! - enfin, je le sens ...).
Ecrire maintenant ce que je n'aurai peut-être pas envie d'écrire demain. Soit parce que je ne le pourrai pas, que je n'aurai pas envie d'y penser ... Soit parce que, au contraire, je ressentirai les choses avec moins d'acuité ...
Ce sentiment, cette sensation surtout, c'était en fin d'après-midi. On allait bientôt prendre notre dernier thé à trois, avec Maria et Karine ... Karine étant en sortie demain, c'était bien notre dernier "tea-time" ... ça fait un peu vieux cliché, ado désorienté en fin de colo, ce qu'en fait je n'ai jamais été, je crois ... Mais là c'est vrai, j'ai eu un pincement au coeur. J'entendais Maria rire depuis son bureau, Karine singer je ne sais qui ... Et moi, dans la cuisine, préparant les tasses, les cuillères, les sachets ... Un rayon de soleil qui traverse la fenêtre, et c'était trop. Il suffit de peu, un élément de plus, et pouf, on verserait une larme. Je, en tout cas.
Peut-être pas une larme, mais la séquence nostalgie s'est mise en place, soudainement. Je me suis vue après. Je me suis vue vivant les derniers instants d'une équipe momentanée. L'espace d'un été, d'un mois seulement. L'espace d'un moment ... J'ai revu comme si c'était déjà passé, les fous-rires quotidiens, les airs faussement exaspérés, parfois aussi pour de vrai ... Je me suis vue déjà partie quand je le voulais le moins.
Pourtant je sais, ça partira. Et on se reverra, et rien n'est terrible, et ce n'est pas ça ... C'est juste la tristesse en décalé. L'émotion de penser que ce sera bientôt passé. Sourire et nostalgie entremêlés. À la fois pressée de finir, et envie de rester. Eterniser les derniers instants. Pouvoir décrocher le téléphone, et encore m'exclamer "Service retraités, bonjour !" ...
Ecrire maintenant ce que je n'aurai peut-être pas envie d'écrire demain. Soit parce que je ne le pourrai pas, que je n'aurai pas envie d'y penser ... Soit parce que, au contraire, je ressentirai les choses avec moins d'acuité ...
Ce sentiment, cette sensation surtout, c'était en fin d'après-midi. On allait bientôt prendre notre dernier thé à trois, avec Maria et Karine ... Karine étant en sortie demain, c'était bien notre dernier "tea-time" ... ça fait un peu vieux cliché, ado désorienté en fin de colo, ce qu'en fait je n'ai jamais été, je crois ... Mais là c'est vrai, j'ai eu un pincement au coeur. J'entendais Maria rire depuis son bureau, Karine singer je ne sais qui ... Et moi, dans la cuisine, préparant les tasses, les cuillères, les sachets ... Un rayon de soleil qui traverse la fenêtre, et c'était trop. Il suffit de peu, un élément de plus, et pouf, on verserait une larme. Je, en tout cas.
Peut-être pas une larme, mais la séquence nostalgie s'est mise en place, soudainement. Je me suis vue après. Je me suis vue vivant les derniers instants d'une équipe momentanée. L'espace d'un été, d'un mois seulement. L'espace d'un moment ... J'ai revu comme si c'était déjà passé, les fous-rires quotidiens, les airs faussement exaspérés, parfois aussi pour de vrai ... Je me suis vue déjà partie quand je le voulais le moins.
Pourtant je sais, ça partira. Et on se reverra, et rien n'est terrible, et ce n'est pas ça ... C'est juste la tristesse en décalé. L'émotion de penser que ce sera bientôt passé. Sourire et nostalgie entremêlés. À la fois pressée de finir, et envie de rester. Eterniser les derniers instants. Pouvoir décrocher le téléphone, et encore m'exclamer "Service retraités, bonjour !" ...

